Le mois belge 2015 | Concours

POUR CLÔTURER LE MOIS BELGE en beauté, Anne et moi avons préparé une petite surprise à l'attention des participants, un concours en collaboration avec trois éditeurs belges. Nous vous proposons une nouveauté de chacun d'eux, ainsi que deux titres présentés au cours du mois : l'un par Anne et l'autre par moi.

Espace Nord, tout d'abord, déjà mis à l'honneur l'an dernier, nous semblait incontournable pour ce concours : spécialisé dans la réédition d’œuvres de littérature belge, aussi bien classiques que contemporaines, il est reconnu pour la qualité de ses choix éditoriaux et de ses postfaces apportant un éclairage critique. Le dernier roman paru est La mort de Napoléon de Simon Leys.

« Messieurs-dames, hélas ! l’Empereur vient de mourir ! »
La nouvelle se répand rapidement à travers toute l’Europe. Pourtant, Napoléon n’est pas mort. Après une ingénieuse évasion, il a réussi à regagner la France, laissant un sosie occuper sa place à Sainte-Hélène – et ce n’est que ce dernier qui vient de trépasser. Mal ajusté à son incognito, Napoléon va traverser une série d’étranges épreuves. Confronté à son propre mythe, saura-t-il recouvrer son identité ? Et qui est-il donc, maintenant que l’Empereur est mort ?


Quadrature, éditeur de nouvelles francophones, a connu un beau succès cette année, notamment lors du rendez-vous consacré à ce genre. Il était donc naturel que nous nous adressions à eux pour vous proposer le dernier recueil paru, Les blondes à forte poitrine d'Isabelle Baldacchino, ainsi qu'un recueil qui a suscité beaucoup de commentaires chez Anne : La vie par effraction de Jacinthe Mazzocchetti.

Des nouvelles âpres ou cyniques, dont le ton cruel ou cru cache des âmes écorchées, à vif. Des portraits brossés vivement dans une matière brute, entre Egon Schiele et Toulouse-Lautrec. Des vies faufilées, des ourlets déchirés, lambeaux de chair ou de tissu qui voilent ou qui révèlent, illuminés çà et là par un humour truculent, rabelaisien, salvateur.
L’auteure a assassiné beaucoup de personnages dans son premier recueil, Le manège des amertumes (Quadrature, 2013). Elle les érafle, affame, insulte et caresse dans le deuxième, avec une grande part de dérision. Les gens sans histoire, les secrets, les failles sont ses récurrences.

Quelques heures. Quelques jours tout au plus. Intrusion dans l’histoire de treize adolescents. Morceaux de vies. Arrachées. Rêvées. Courses effrénées pour tenter d’exister.
Les pas de Jessica se perdent dans les rues froides de Bruxelles, tandis que ceux d’Églantine se cherchent. Les yeux assassins de Nina. Les yeux gris de Marine. Du gris de la pluie au soleil des collines. Les rêves hauts de Maria. Le couteau de Julien. Par amour. Le couteau de Vlad. Pour les faire taire. Tous. Ne pas baisser la tête. Jamais.


Luce Wilquin, éditrice pour laquelle vous connaissez sans doute déjà notre attachement commun, a également accepté de proposer deux titres. Parmi son abondant catalogue, d'une grande qualité, nous avons choisi un polar à paraître dans quelques jours : La vie al dente de Sarah Berti, et un roman que j'ai beaucoup aimé, emmenant sur les traces d'un peintre-graveur belge méconnu : Les profonds chemins de Françoise Houdart.

La vie al dente
Une silhouette sombre suspendue à une grue, sur un chantier désaffecté, trouble la blancheur du paysage enneigé. Le médecin du village vient d’être assassiné, et Tiziana Dallavera, la jeune policière rebecquoise aux prises avec une histoire passionnelle, reprend du service pour mener l’enquête, dans un hiver glacial.
Rapidement, un autre corps est découvert, et les policiers se lancent à la poursuite d’un étrange tueur en série, avec pour seuls indices une manne abandonnée et des témoignages discordants. Que cache la terrible solitude des victimes ? Quel lien les unit-il donc au-delà du silence ?

Françoise Houdart se livre ici, dans son quinzième roman, au délicat travail d’exploration des profonds chemins de l’âme et de l’inspiration d’un artiste, dont la modestie naturelle, l’authenticité et l’attachement fidèle qu’il témoignait au lieu où il vécut ne peuvent préjuger de l’élévation de la vision qu’il avait et professait de son art.
Un petit maître oublié de la peinture du XXe siècle retrouve vie et grandeur sous la plume d’une romancière: le peintre et graveur hennuyer Victor Regnart (1886-1964).


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Afin de vous encourager à parcourir à nouveau les articles du mois belge, nous avons réalisé un petit questionnaire. Toutes les réponses se trouvent dans les articles du récapitulatif, que vous pouvez consulter chez Anne (par jour) et chez moi (par édition et par genre).
  1. Que signifie l’acronyme OPRL ? Orchestre philarmonique royal de Liège
  2. Quel poète a particulièrement été mis à l’honneur lors du mois belge ? (deux réponses possibles, en raison d'un ex-æquo) Maurice Maeterlinck et Emile Verhaeren
  3. Les animaux se sont invités dans les titres de nos lectures, citez-en trois. Les mouettes (d’Ostende), le crabe (aux pinces d’or), (le prince) des écureuils, (Carmen et) le taureau, le chien (jaune), (Soit dit entre nous… Je suis) un ours
  4. Quel roman initialement paru chez une éditrice belge est-il maintenant disponible au Livre de poche ? Si tu passes la rivière de Geneviève Damas
  5. Dans quel album les Schtroumpfs apparaissent-ils pour la première fois ? La flûte à six schtroumpfs (Johan et Pirlouit)
  6. Comment est surnommée la station balnéaire d’Ostende ? La reine des plages
  7. Quelle est la couleur dominante de ce mois belge (d'après les titres des livres présentés) ? Le rouge (ou le bleu)
  8. Combien de livres sur ou de Simenon ont-ils été présentés ? 7
  9. Quel célèbre séducteur a-t-il été mis en scène par les dramaturges belges ? Don Juan
  10. Quel auteur flamand est-il connu pour ses romans policiers ? Pieter Aspe
  11. Bonus : si vous deviez conseiller un livre ou un auteur pour le prochain mois belge, lequel choisiriez-vous ? (Voir l'article des conseils des participants)

LES MODALITÉS DU CONCOURS


Ce concours est réservé aux participants du mois belge. Les participations doivent être envoyées par mail à Anne ET moi : adtraviata [at] gmail [point] com ; monsalonlitteraire [at] gmail [point] com jusqu'au lundi 11 à minuit. Le tirage au sort aura lieu le lendemain. Les informations à envoyer par mail sont :
  • les réponses au questionnaire,
  • le(s) livre(s) choisi(s) parmi la sélection,
  • votre adresse postale

Bonne chance à tous !


Vous avez été dix à tenter votre chance, et le tirage au sort a désigné :
  • Lili pour La mort de Napoléon
  • Nath pour Les blondes à forte poitrine
  • Somaja pour La vie par effraction
  • Laeti pour La vie al dente
  • Philisine Cave pour Les profonds chemins

6 commentaires:

  1. Coucou! J'avoue que je manque de temps pour fouiller tous les billets pour trouver les réponses mais par contre, je peux conseiller Eva Kavian qui est une auteur jeunesse qui écrit des romans intelligents et sensibles. Cette année j'ai lu "Ma mère à l'Ouest" et je conseille aussi "Premier chagrin" d'elle. A bientôt ;-)

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    1. Dommage que tu manques de temps :/ Tu n'es pas la première à le dire, si je reçois encore d'autres échos semblables, Anne et moi pouvons envisager une petite prolongation, ça te permettrait de jouer ? Je note ton conseil en attendant, merci et à bientôt. :)

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  2. J'ai fait le boulot : mille mercis les filles de cette organisation bilatère ! et bisous

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    1. Merci encore d'avoir fait le boulot de bon cœur :) Bisous

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  3. Merci beaucoup pour le concours et pour le livre ! J'ai hâte de voir ce qu'il donne ^^

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    1. Et j'ai hâte de savoir ce que tu en penseras. ;)

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